Le Monde d'Aeris

Bienvenue à Aeris, ville moyen-âgeuse perdue au milieu de nulle part, vous avez atterrit ici par un miracle qui vous est inconnu... mais tout ceci vous réserve bien des surprises... Forum RP RPG
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Histoire d'Aéris

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AuteurMessage
Minaita Holopainen
Assistante Apothicaire


SagittaireSinge
Age : 15
Inscrit le : 03 Mai 2008
Messages : 52
Localisation : Quelque part ailleurs...

Feuille de personnage
Race: Sorcière
Arme(s): Sa baguette magique!
Petit(e) Ami(e): Personne °.°

MessageSujet: Histoire d'Aéris   Dim 4 Mai - 9:52


‘‘Dans les confins de la galaxie, loin, très loin du soleil et de son système, se trouvait... le néant. Les étoiles, semblables les unes aux autres, se battaient dans cet espace infini, pour être la plus grosse et plus vivante qui soit. Loin de là où les hommes vivaient était une forme de vie toute autre que la leur, un mirage, un rêve...

Un jour, au fond de ce désert d'illusions apparut soudain... un géant. Il
paraissait avoir grand faim, tellement faim que d'un seul coup, il mangea toutes les étoiles de ce chaos lumineux, si bien que cette partie du néant fut plongée dans le noir le plus complet qui soit. Après plusieurs mois, ou peut-être plusieurs siècles, peut-être même seulement plusieurs heures, le géant recracha toutes ces étoiles qui, tout au fond de son ventre, avaient fusionné en une seule, grande et lumineuse. Alors, le titan commença à manier cette matière cosmique pour créer la vie.

"Tu seras la vie et l'habitat de tout être vivant, dit-il. Toi en mère, protectrice, et moi en père, géniteur"

Enfermant la poussière dans ses mains, il créa une planète unique, de plutôt petite taille: elle lui tenait dans le creux de la main. Plaçant sa création en orbite autours de la grosse boule de feu qu'il entreprit de briser en quatre, il s'assit et façonna les trois fragments de lumière pour en faire des toutes petites planètes.

"Vous serez le rêve, la confusion et l'imagination, l'inspiration de tout être doué de parole et cervelle. Les nuits, les éclipses et les marées vous appartiendront, vous serez toutes trois de belles gardiennes de l'amour de la vie de mes enfants."

Ce disant, il plaça les lunes. Deux en orbite autours de la Mère, et l'autre autours de la lumière. Puis, une fois content de son oeuvre, il s'agenouilla derrière l'étoile qu'il baptisa "soleil" et souffla doucement dessus, le faisant diminuer de moitié pour répandre des cendres sur ses filles. Puis le père se leva et partit calmement vers un autre chaos, pour y créer la vie.

De ces cendres se levèrent quatre êtres. Un seul sur la planète, dans la
solitude qui l'entourait, se prit pour le maître de ce monde et commença à répandre la vie. Mais ses créatures étaient difformes, et bien souvent trop faibles pour vivre plus de vingt ans et se reproduire. Ses oiseaux ne volaient pas. Ses faons n'avaient que trois pattes, et ses loups étaient trop féroces pour permettre aux autres de vivre. Lorsqu'ils ne furent plus qu'entre eux, ils se massacrèrent, frères contre frères, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un qui se laissa mourir de faim.

Devant le désastre de sa création, Arachnix (c'était son nom), s'enferma dans la montagne la plus austère qu'il trouva durant plus de trois millénaires afin d'y dormir. Lorsque son sommeil s'interrompit, il fut surpris tout d'abord, puis en colère... Quelqu'un ou quelque chose avait tenté à son tour de devenir le créateur. Sauf que lui ne s'était pas contenté d'une misérable défaite, non! La planète rayonnait de vie! Des êtres marchant et courant, sur deux ou quatre pattes, et même des forêts, des arbres de partout, des lacs et des rivières, des nuages dans ce ciel d'un bleu si pur qu'il lui donnait mal aux yeux. Cette planète empestait l'amour et la joie de vivre. Entrant dans une furie haineuse, il commença à tout détruire sur son passage, jusqu'à trouver son créateur. Ou plutôt, sa créatrice.

"Tiens, bonjour!"

Tels furent les premiers mots qu'il entendit de la belle Arya. Pas impressionnée pour deux sous par cet être armé des pieds à la tête, elle
souriait en maniant la voûte céleste, créant tour à tour un nuage, un oiseau, une nouvelle espèce végétale, puis un petit faon, un lion... Arachnix resta cois. Jamais il n’avait vu tant de beauté émanant d’un être vivant. Ses créatures à lui étaient toutes difformes et mauvaises, mais cette… femme, comme il décida de l’appeler, c’était autre chose. Arya et lui commencèrent ainsi à créer, des loups, des tigres et d’autres espèces qui étaient essentielles à la vie et au système de la chaîne alimentaire. Puis vint un troisième être, un troisième dieu.

Il s’appelait Cérès. Calme et courtois, il passait le plus clair de son temps à dormir à l’ombre d’un arbre et rêver de nouvelles choses à créer. C’était lui, disait-il, qui avait fait couler ces rivières et pousser autant d’arbres, c’était même lui qui avait créé la Mer, et c’était lui aussi qui créait ses vagues grâce à sa lune Il était le second satellite, la seconde fille du géant. Au grand dam d’Arachnix, Arya le préféra, et lorsqu’il décida de placer sur leur planète des êtres doués de parole et réflexion, comme ils l’étaient tous trois, Arachnix s’y opposa fermement.

Mais ces êtres virent finalement le jour…ils les appelèrent humains, fils des trois dieux. Bientôt, des millions d’hommes et de femmes virent le jour et pullulèrent sur la planète. Arachnix, mécontent de ce résultat, donna des pouvoirs de mort et malédictions à certains, ceux qui naissaient de sa main à vrai dire. Cérès croyant à un coup du destin créa à son tour les Magiciens, entités contraires de ces Alchimistes
de malheur. Ne renonçant pas et plus furieux et jaloux que jamais, notre cher Arachnix créa cette fois des tueurs sans pitié ni cœur. Des personnes aux oreilles pointues, plus rapides et meurtrières que quiconque, et à qui il bourra le crâne, leur faisant croire que les humains étaient cupides et malfaisants, et qu’ils étaient bons à tuer. Ce que les elfes crurent… cette fois-ci, Arya et Cérès ne purent que se rendre à l’évidence, Arachnix était le coupable de ces tueries. Et ils l’avaient aperçu plusieurs fois sous forme d’un humain bagarreur à la tête des batailles et massacres, assassinats en tous genres et tueries sans noms. Le chaos commençait à gagner doucement Aérial, Cérès, calme comme jamais, passa toute une journée sous un arbre, à regarder le soleil à travers les branches. De son rêve éveillé naquirent des êtres semblables aux tueurs… à l’exception près de leur beauté toute angélique et de
leur bonté sans bornes. Fils du soleil, on les nomma elfes de lumière. Et ensembles, alliés aux humains et particulièrement aux magiciens, ils parvinrent à repousser les ennemis jusque sur leur territoire…

Mais le chaos ne s’arrêta pas là. Les tensions s’installèrent. Tout un chacun était coupable, suspect et tueur potentiel. Voyant ses confrères lutter à grand renfort de miracles et couvertures sous forme d’humains pour ramener le calme parmis les humains, Arachnix décida qu’il était temps de reprendre les choses en mains…

L’attaque se fit de nuit. Il surprit dans leurs demi-sommeil Arya et Cérès, qui de leur coopération avaient découvert une attirance certaine de l’un pour l’autre. Ce fut comme une flèche fissurant le cœur de pierre du titan de feu. Arachnix, fou de rage, lança l’assaut contre Cérès qui l’évita de justesse. Il ne savait que peu se battre, et les coups répétés du démon le détruisaient peu à peu. Hurlant, Arya ne pouvait que regarder son compagnon mourir. Elle supplia, pria, jura, et finalement demanda pitié. Arachnix, devant tant de peine, ne put que reculer.

Les mois qui suivirent furent un véritable massacre de vies humaines. Elfes contre elfes, humains contre humains, et même frères contre sœurs, les dieux et leurs disciples se livraient à une lutte sanglante et dévastatrice. Les volcans vomissaient leur lave mortelle, les ouragans
dévastaient les terres et finalement, il ne resta plus qu’une poignée d’hommes en vie… Les humains, ayant perdu toute foi envers les dieux, se réfugièrent dans les coins les plus isolés du monde.

La terre se déchirait, éclatant en continents, les arbres brûlaient et les vies s’envolaient les unes après les autres, si bien que les âmes des défunts finissaient par encombrer la voûte céleste, et qu’ils finissaient dans le ventre d’une tornade plus morfale que les autres. Ce fut au milieu de ce chaos qu’apparut enfin le quatrième être.

Il était tout petit et ressemblait à un adolescent. De la taille d’un humain, il débarqua aux pieds des trois titans qui se livraient toujours bataille, Cérès tuant, Arachnix déchaînant les éléments et Arya créant des créatures plus féroces et destructrices que les autres.

« Arrêtez… »


Un petit couinement à peine audible fit éclater de rire Arachnix. Ainsi donc c’était lui le minuscule troisième être, la lune de Kaley comme l’avaient appelée ces imbéciles, celle qui tournait autours du soleil.

« Regardez donc ce que vous faites… Les montagnes hurlent de douleur de ne plus pouvoir cracher quand bon leur semble, les arbres pleurent leurs semblables, la terre se déchire et part en lambeaux, et vos créations, vos enfants mêmes s’entretuent… »

Le géant de feu se pencha et attrapa le gamin par ses longs cheveux argentés.

« Et que crois-tu que ça me fasse Kaley ? Je détruis tout et je reconstruis après, voilà tout. »

Avec un air infantile, le quatrième être fixa les yeux énormes d’Arachnix et se mit à grandir… grandir… jusqu’à atteindre sa taille et pouvoir le regarder droit dans les yeux et même de haut.

« Si je ne peux pas tuer ce qui est dangereux pour la vie, alors je dois le neutraliser. »

Kaley regarda Arya, puis Cérès, et enfin Arachnix. Il souffla doucement dans ses mains et les frappa l’une contre l’autre. Rien ne se passa. Le premier être, qui retenait son souffle, explosa alors de rire. C’était cela ? Son « arme secrète » ? Alors, le miracle le plus impressionnant que la planète connut, mais aussi le plus destructeur, fonça droit sur le tueur. Les arbres naquirent d’eux même, poussant partout, empalant des hommes, des animaux et perçant les pieds du géant de feu, la lave retourna dans son ventre maternel, arrachant au passage toutes les habitations, et la végétation récemment poussée, la terre se fendit de nouveau, s'entrouvrit et fit un brusque écart, emportant dans son ventre le premier être. Un vent violent balaya tout Aérial, emportant les déchets de la vie antérieure de sa mère. Le calme plat revint sur terre.

Kaley attribua un unique sourire à Arya et un signe de tête à Arya.

« J’ai vaincu par surprise aujourd’hui. C’est à vous de veiller à ce que ça ne se reproduise pas. »

Sa voix résonna comme un coup sourd sur toute la surface d’Aérial. Sur les cendres de l’épique bataille fut construite Aéris, ville la plus peuplée de tout Aérial. ’’



Mina referma le livre avec un sourire. Les enfants avaient le regard brillant et semblaient fascinés par son histoire. Le premier à réagir fut le petit Zaccaria, assit sur ses genoux.

« Mais t’as pas raconté comment ils sont nés les assassins et les démons ! »

La jeune fille posa le lourd volume sur le sol et le prit dans ses bras avec un sourire.

« Tu sais Zaccaria, répondit-elle, il y a des choses que les enfants feraient mieux de ne pas savoir…
- Ouais mais mon papy c’était un Assassin ! C’est maman qui me l'a dit, se défendit-il.
- Moi, intervint Léa, je vais être belle et forte comme Arya ! Comme ça je pourrai avoir tous les garçons que je veux et j’aurai même une armée d’amoureux !
- Ouah c’est nul-euh ! Moi d’abord –Zaccaria se leva- je vais devenir chevalier comme papa ! Comme ça je botterai le c…
- Zac !
- Le… l’ARRIERE-TRAIN à cet Arachnix de pacotille ! »

Minaïta eut un sourire et poussa l’enfant pour le coucher dans son lit. Il était tard, et le soleil était tombé depuis bien longtemps déjà. Elle devrait aller cueillir les fougères le soir-même, c’était l’éclipse de Kaley par Arya, et à cette période, elles étaient pleines de sève.

« Ne dites pas à vos parents que vous vous êtes couchés tard où j’aurai des ennuis, d’accord ?
- Promis Mina, répondirent les enfants en cœur.
- Bonne nuit les enfants… »


La jeune sorcière sortit de la pièce et ferma la porte à clé.






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